Suite de lignée
C'est un jour de printemps à Bellinzona, au Tessin. La température est douce, autour de 16°C. Marco, 50 ans, conservateur du patrimoine cantonal, travaille depuis vingt ans à la préservation des trois châteaux médiévaux de la ville, classés à l'UNESCO. Il observe que les impacts du changement climatique sur les monuments historiques deviennent mesurables. Les précipitations se concentrent en épisodes courts et violents, causant des infiltrations d'eau dans les murailles anciennes. Marco doit augmenter la fréquence des inspections et des travaux de maintenance. Les budgets d'entretien gonflent d'année en année.
Marco est décédé en 2065 à l'âge de 90 ans, épuisé par cinquante années de lutte incessante pour maintenir les châteaux de Bellinzona debout. Aujourd'hui, les trois monuments nécessitent des rénovations permanentes qui épuisent littéralement les finances cantonales. Chaque année, les événements climatiques extrêmes causent de nouveaux dégâts. Les budgets de maintenance ont été multipliés par dix depuis 2025. Certaines parties des châteaux sont désormais fermées au public pour raisons de sécurité. Le Montebello présente des fissures inquiétantes. Le Castelgrande nécessite des étaiements permanents. Le canton hésite : faut-il continuer à investir des sommes astronomiques, ou accepter que ce patrimoine ne peut plus être sauvé ?
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